Le prix
97,3 % facturaient au-dessus de 1 500 € ; tarif moyen déclaré autour de 2 700 €.
Prix moyen 1 426 €, entre 1 388 € et 1 450 € selon le mois. Le plafond est devenu le prix.
Observatoire Langues · plafond CPF
En février 2026, 267 organismes de formation en langues ont dit à Linguaid ce que le plafond de 1 500 € allait changer. Le plafond est en vigueur depuis le 26 février 2026. Nous avons confronté leurs projections aux données ouvertes de mars–septembre 2026 : les prix, les volumes, la durée des formations, les organismes.
Publié le 7 octobre 2026 · données jusqu’à septembre 2026
Les organismes vendent autant de formations qu’avant (+8 %), au prix du plafond, et ont gardé leur prix de l’heure : ils ont réduit la durée des formations d’un tiers (40,0 h → 27,7 h). Le chiffre d’affaires du secteur sur le CPF a baissé de 29 %. La vague de défaillances, elle, n’est pas visible à ce stade.
Sources : enquête Linguaid, février 2026 ; Caisse des Dépôts, données ouvertes Mon Compte Formation (chargement du 1er octobre 2026) ; BODACC.
À gauche, ce que prévoyaient les organismes en février 2026 ; à droite, ce que montrent les données de mars–septembre 2026, comparées aux mêmes mois de 2025.
97,3 % facturaient au-dessus de 1 500 € ; tarif moyen déclaré autour de 2 700 €.
Prix moyen 1 426 €, entre 1 388 € et 1 450 € selon le mois. Le plafond est devenu le prix.
96,2 % anticipaient un impact négatif sur leur activité.
+8 % de formations vendues, mais −29 % de montant engagé (128,2 M€ contre 180,7 M€).
88 % prévoyaient une dégradation de la qualité pédagogique.
27,7 h par formation, contre 40,0 h (−31 %). Le prix de l’heure, lui, a peu bougé (−5 %).
27 % voyaient un risque de défaillance à 6–12 mois.
80 % des organismes de 2025 vendent encore (77 % un an plus tôt). 21 ouvertures de procédure collective, contre 32.
43 % envisageaient des réductions d’effectifs, 37 % moins de formateurs indépendants.
−25 % d’heures de formation vendues : 2,5 millions contre 3,3 millions.
54 % anticipaient un basculement vers l’e-learning.
Les données publiques ne distinguent pas l’e-learning des cours à distance en visioconférence avec un formateur.
Avant le plafond, 97,3 % des organismes interrogés facturaient au-dessus de 1 500 €, autour de 2 700 € en moyenne selon leurs déclarations. Sur le CPF, le prix moyen d’une formation en langues était de 2 171 € de mars à septembre 2025.
Depuis mars 2026, il est de 1 426 € (−34 %), et il n’a dépassé 1 450 € aucun mois. Le plafond n’a pas seulement coupé les prix les plus hauts : il est devenu le prix de référence du marché.
Les titulaires ont acheté 89 892 formations en langues de mars à septembre 2026, soit +8 % sur un an. Le montant engagé, lui, est tombé à 128,2 M€, contre 180,7 M€ : 52,6 M€ de moins en 7 mois. Les 96,2 % d’organismes qui anticipaient un impact négatif avaient raison sur leur chiffre d’affaires, pas sur la demande.
mars–septembre 2025mars–septembre 2026
C’est le chiffre que personne ne publiait. Une formation en langues financée par le CPF dure aujourd’hui 27,7 heures en moyenne, contre 40,0 heures un an plus tôt (−31 %). Le prix de l’heure, lui, est passé de 54,2 € à 51,5 € (−5 %).
Les organismes n’ont donc pas baissé leur tarif horaire : ils ont vendu moins d’heures pour rester sous le plafond. C’est exactement ce que craignaient les 88 % qui prévoyaient une dégradation de la qualité. Sur les six certifications les plus vendues, la baisse dépasse dix heures.
heures par formation, mars–septembre 2025mars–septembre 2026
Durée déclarée de chaque dossier, moyenne pondérée par le nombre de formations. Certifications ayant au moins 500 formations sur chacune des deux périodes. Les fiches des tests sont dans le guide des tests de langues.
En février, 27 % des répondants voyaient un risque de défaillance à 6–12 mois. Sept mois après, les données ne montrent pas de départ massif. Sur les 1 999 organismes qui ont fait entrer au moins un stagiaire sur une certification en langues en 2025, 1 601 en font encore entrer depuis mars 2026 (80,1 %). Un an plus tôt, sans plafond, la proportion était plus basse : 77,0 %.
Au BODACC, 21 de ces organismes ont fait l’objet d’une ouverture de procédure collective publiée de mars à septembre 2026, contre 32 sur les mêmes mois de 2025. Le marché reste très éclaté, à peine plus concentré qu’avant.
Le plafond devait être compensé par les cofinancements. Ils progressent : 4 186 formations ont été cofinancées par une entreprise, contre 899 un an plus tôt, et la participation moyenne du titulaire est passée de 101 € à 126 €. Mais ensemble, les cofinancements n’ajoutent que 4,8 M€, face à 57,2 M€ de moins pris en charge par le CPF.
43 % des organismes envisageaient des réductions d’effectifs, 37 % moins de recours aux formateurs indépendants. Aucune source publique ne les mesure pour les seuls organismes de langues. Un indice : −25 % d’heures de formation vendues, soit 0,8 million d’heures de moins sur 7 mois.
54 % anticipaient un basculement vers l’e-learning. Les données de la Caisse des Dépôts ne le mesurent pas : « à distance » y désigne aussi les cours en visioconférence avec un formateur, déjà très répandus dans les langues.
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Pour citer cette analyse : « Observatoire Langues, Linguaid, octobre 2026 », avec le lien de la page.
De mars à septembre 2026, les titulaires ont acheté 89 892 formations en langues (+8 % sur un an), au prix moyen de 1 426 € (−34 %). Le montant engagé a baissé de 29 % et la durée moyenne d’une formation est passée de 40,0 à 27,7 heures.
Oui : 27,7 heures en moyenne de mars à septembre 2026, contre 40,0 heures un an plus tôt (−31 %). Le prix de l’heure a peu changé (51,5 € contre 54,2 €).
Pas de vague à ce stade : 80,1 % des organismes actifs en 2025 font encore entrer des stagiaires depuis mars 2026, contre 77,0 % un an plus tôt. 21 ouvertures de procédure collective ont été publiées au BODACC de mars à septembre 2026, contre 32 un an plus tôt.