A l’heure où nous écrivons ce blog, plusieurs changements ont eu lieu dans le marché, avec d’autres à venir…

Félicitations à LILATE et à TOEIC qui ont eu un renouvellement de 3 ans pour leurs tests. Cela semble être un point important de foi dans les langues par France Compétences car si les langues ne les intéressaient plus, nous aurions vu sûrement une date d’expiration plus courte…

Cela dit, le changement d’offres en permanence sur EDOF devient compliqué et très chronophage pour les OF langues.

Suite au webinaire d’ETS GLOBAL, il semblerait qu’un test TOEIC en autonomie surveillé avec un nouveau numéro RS6151 serait en place jusqu’à son remplacement d’un nouveau test 4-compétences qui viendrait en 2023 avec un nouveau numéro.

Coté Lilate, cela semble plus clair (voir notre webinaire) mais les conditions de partenariat sont très exigeantes.

Après, FranceConnect+ a été mis en place et cela est malheureusement très compliqué pour les bénéficiaires d’avoir leur identité numérique, surtout sans un équipement et une compétence informatique accrus. Nous avons réussi à le faire en ligne sous 24 heures mais ce n’est pas une tâche facile. En tout les cas, prévoyez d’ajouter au moins une semaine aux inscriptions et pensez à faire une vidéo d’explication pour permettre à vos clients de savoir comment faire. Déjà un lien utile ici.

Ensuite, il y a 2 gros chantiers que nous préparent l’Etat pour 2023 :

  • L’obligation d’obtenir la certification Qualiopi pour les sous-traitants
  • L’obligation pour les bénéficiaires de participer financièrement avec la mobilisation de leur CPF

L’Etat est en train de discuter avec des représentants du marché de la formation sur comment mettre en place ces changements.

Pour nous les langues, cela va poser énormément de problèmes car très peu d’indépendants sont certifiés Qualiopi. Cela sera clairement un énorme frein.

La participation financière encore est contre les habitudes des Français dans un système paritaire. Nous aimerions savoir actuellement quel pourcentage des dossiers CPF comprennent une participation par carte bancaire. Nous serons étonnés si c’est plus de 10%.

Le problème n’est pas dans la participation – le problème est dans la psychologie. Les Français pensent qu’ils cotisent leur CPF dans le bulletin de salaire. Donc pour eux c’est un acquis. Ils vont être très frileux à payer plus.

A ce jour, rien n’est encore décidé. Il faut attendre la réaction des partenaires sociaux. Le texte final n’a pas encore été rédigé.

Ce qui nous inquiète le plus, ce sont les finances. Si l’objectif est à réduire les dépenses, cela semble être deux bons moyens de le faire.

Le trou dans la caisse est certes du en partie aux fraudeurs, mais aussi car les prévisions n’ont pas été assez justes pour tout financer. Entre-temps, cela ne nous permet pas de travailler avec sérénité…

Qu’en pensez-vous ?

Attention ! Vous avez jusqu’au 24 novembre pour faire vos dernières demandes de prise en charge avec AKTO avec minimum 7000 euros de prise en charge. Cliquez-ici pour découvrir les dernières critères de prise en charge. Nos best-sellers en 2022 sont ci-dessous. Etes-vous intéressé(e) par :

7 réponses
  1. Carole CARMICHAEL
    Carole CARMICHAEL dit :

    je partage tout à fait l’analyse de Linguaid, Les personnes ne seront pas disposées dans leur majorité à payer une partie de leur formation et l’obligation de l’obtention du label QUALIOPI pour les sous-traitants est une hérésie, même pour les OF familiers des démarches qualité c’est une usine à gaz, à fortiori pour les indépendants.
    Espérons que les représentants de la profession sauront mette cela en avant lors des discussions.

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  2. Ginny Slocum
    Ginny Slocum dit :

    Merci pour ces informations. Comment faire entendre nos inquiétudes et notre point de vue auprès des partenaires sociaux maintenant, avant que des décisions ne soient prises? Est-ce que les représentants de la profession partagent cet avis que ces changements proposés mettraient la formation en danger?

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  3. Catherine Simonin
    Catherine Simonin dit :

    Merci pour ce partage d’information : en effet, nous sommes en veille permanente pour savoir ce qui va nous tomber dessus en 2023. Nous pensions être arrivés au bout de nos surprises, moncompteformation, qualiopi, l’habilitation pour les certifications, re-qualiopi audit de surveillance (le temps passe très vite), nouveaux codes CPF et je resaisi mon catalogue et….. l’identité numérique (usine à gaz : je dirige les demandeurs vers leur bureau de poste), et maintenant nos sous-traitants !! une prof de japonais qui fait 2h par ci par là va devoir devenir qualiopi ? J’avais compris qu’il leur fallait un numéro d’activité, auprès de la DREETS, cela encore c’est gérable et gratuit et pour les OF qui utilisent des profs à 7€ de l’heure en Afrique du Sud, quelle règle car la concurrence n’est pas très équitable ?
    Voici les réflexions que je souhaitais partager.
    Je reprends ma veille !!

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  4. Sabine BONNAUD
    Sabine BONNAUD dit :

    Bonjour Joss,

    Merci beaucoup pour ce partage d’information.
    Effectivement cette réforme annoncée est plus qu’inquiétante. La certification Qualopi pour les sous traitants est totalement infaisable notamment pour les organismes proposant des immersions à l’étranger ! Il s’agit toutefois de prestations linguistiques très demandées et reconnues comme fort efficaces. La participation financière n’aidera pas non plus…
    Il va falloir se mobiliser!

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